En 1830,  Pauline rencontre, Horace  récemment revenu des Indes avec une réputation de courage incomparable.  Elle se retrouve bientôt mariée avec lui, se questionnant uniquement sur quelques étranges habitudes de son mari et de ses amis. 

Au bout de quelques mois, Horace annonce qu’il doit s’absenter afin d’aller chasser en Normandie en compagnie de ses amis. Pauline est inquiète : on ne parle que des bandits qui sévissent dans cette région. Mais, elle décide d’aller rejoindre son époux… qui n’apprécie guère la surprise et s’absente aussitôt . Elle    découvre  alors, qu'Horace et ses compagnons sont les bandits recherchés…. De peur qu’elle ne dénonce les coupables, Horace l’enferme dans le cachot d’une abbaye… lui offrant la liberté de mourir lentement d’inanition ou rapidement, tuée par le poison qu’il lui laisse…

Intervient alors Alfred de Nerval, ancien amoureux silencieux de Pauline. «Par hasard», il se trouve pris dans une tempête en mer et s’échoue tout près de cette abbaye… À la nuit tombée, il se rend à l’abbaye où, par de sombres couloirs, il parvient à un cachot où il retrouve Pauline, presque morte… Il la sauve et s’enfuit avec elle en Angleterre, où il prend soin d’elle comme un frère.  Un jour, Alfred reçoit une lettre de sa mère lui annonçant les fiançailles de sa sœur avec Horace. Aussitôt, il se rend à Paris et défie Horace qu’il tue en duel. Pauline, apprenant la nouvelle par les journaux, retombe dans ses souffrances. Le couple part en voyage, pour permettre à Pauline de se remettre. Hélas  la jeune femme, dans un dernier soupir, jure à Alfred un amour éternel et décède.

  Tout le roman est donc écrit sur le mode de la narration : c’est Dumas qui raconte, puis son ami Nerval et enfin Pauline.
Typique de cette époque où naquit le romantisme, le livre puise  toutes les caractéristiques du héros romantique, mélancolique, aux grandes déclarations amoureuses, prompt à défendre son honneur et à se dévouer corps et âme pour sa douce amie et à mourir d'amour. J'ai bien aimé les petits frissons provoqués par les souterrains, les bruits dans la nuit, les secrets… mais j'ai eu un peu du mal avec l'écriture, me reprenant à plusieurs fois pour relire certaines phrases et j'ai moins aimé le manque de dialogue.

 

  Tableaux de Ger Satallenberg (Dans un jardin mystique)
Franz Ludwig Catel et photo du jardin des plantes à Paris.


 

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