Ciné

 


Extrait du livre:

"Elle la vit plus de vingt fois avant de songer qu’elle l’habiterait un jour.
Elle l’aima avant de penser qu’on put aimer d’amour un lieu dans l’espace...

...Car la vie entre les femmes et les hommes est un orage perpétuel.
L’air entre leurs visages est plus intense , plus hostile, plus fulgurant qu’entre les arbres ou les pierres .
Parfois, de rares fois, de belles fois, la foudre tombe vraiment, tue vraiment, c’est l’amour.
Tel homme, telle femme.
Ils tombaient en arrière.
Ils tombaient sur le dos.

Confier à l’autre son sommeil est peut-être la seule impudeur.
Laisser se regarder en train de dormir, d’avoir faim, de rêver, de se tendre, de s’évaser est
une étrange offrande.
Une incompréhensible offrande…
"



"Ce qui ne sont pas dignes de nous ne nous sont pas fidèles.
Nous observons assis dans nos fauteuils, étendus dans nos baignoires, couchés dans nos lits, des êtres engourdis ou absents pour lesquels nous n'avons plus d'existence. Ce n'est pas eux que nous trahissons en les abandonnant.
Leur inertie ou leurs plaintes nous ont abandonnées avant que nous songions à nous séparer d'eux...".


"Loin devant les villas sur la digue, elle se tenait accroupie,
les genoux au menton, en plein vent, sur le sable humide
de la marée.
Elle pouvait passer des heures devant les vagues, dans le vacarme engloutie dans leur rythme comme dans l’étendue grise, de plus en plus bruyante et immense de la mer.”


Pourquoi Ann Hidden fuit ceux qu’elle aime ?
Pascal Quignard  transforme  cette question en portrait subtil d’une femme insaisissable. Il n’explique rien, se contente de suggérer et prouve que la légèreté est parfois synonyme de profondeur. C'est Isabelle Huppert qui interprète au cinéma le rôle d'Ann .
 Livre et film sont très beaux et complémentaires.

 



Formée au théâtre, popularisée par les films de Claude Chabrol où sa sensualité ambiguë et son énigmatique visage de rouquine font merveille, Isabelle Huppert, qui a présidé le jury du 62e Festival international de Cannes, est une actrice-caméléon et anti-star.

"Femme aux multiples visages" ainsi que la désignait l'exposition de portraits signés Doisneau, Cartier-Bresson, Avedon ou Newton que lui a consacrée un centre d'art contemporain new-yorkais en 2005, Isabelle Huppert a démarré au début des années 70 une carrière cinématographique qui compte plus de 80 films.

Née en 1953 elle a été formée aux conservatoires de Versailles et Paris, avant de débuter au théâtre avec Antoine Vitez et Robert Hossein.

Jeune fille faussement sage dans "Les valseuses" de Bertrand Blier (1973), elle est remarquée dans "Le juge et l'assassin" de Bertrand Tavernier, où elle est Rose, la fiancée du manipulateur juge Rousseau, joué par Philippe Noiret.

Ce rôle lui vaut le prix Suzanne Bianchetti, puis elle démontre la force et la variété de son jeu avec "La dentellière" de Claude Goretta, "Loulou" de Pialat, "Sauve qui peut la vie" de Godard et "Coup de torchon" de Tavernier.

Brillante et audacieuse, sa carrière est marquée par un César reçu en 1996 pour "La Cérémonie" de Chabrol, son réalisateur fétiche avec lequel elle a tourné sept films, dont le dernier, "L'ivresse du pouvoir", est sorti en 2006.

Chabrol lui confie des rôles de femmes insoumises, ambiguës et parfois perverses dans "Une affaire de femmes" ou encore "Merci pour le chocolat".

Au Festival de Cannes dont elle est une habituée, elle a remporté deux prix d'interprétation : en 1978 pour "Violette Nozière" de Chabrol où elle est une énigmatique parricide puis en 2001 avec "La pianiste" de Michael Haneke, où elle campe un professeur de piano au glaçant sadisme.

Convaincante soeur Brontë sous la direction d'André Téchiné, elle est la "Loulou" de Pialat, tourne avec Godard dans "Sauve qui peut la vie" puis Benoît Jacquot ("Les Ailes de la colombe"), et Bertrand Tavernier ("Coup de torchon").

Suivent "Eaux profondes" de Michel Deville en 1981 où elle fait face à Jean-Louis Trintignant et "Coup de foudre" de Diane Kurys l'année suivante.

Isabelle Huppert incarne aussi bien les héroïnes de films d'époque ("Madame Bovary", "Saint-Cyr", "Les Destinées sentimentales"), que les garces, les femmes du peuple ("Une affaire de femmes"), une bonne soeur défroquée ("Amateur" de Hal Hartley), une chef d'entreprise vénéneuse ("Merci pour le chocolat") ou une pianiste sulfureuse.

Au théâtre auquel elle reste fidèle, elle a travaillé sous la direction de Bernard Murat, Peter Zadek, Bob Wilson ("Orlando"), Jacques Lassalle ("Médée") ou encore Claude Régy pour "4.48 Psychose" de Sarah Kane.

Récompensée d'un Lion d'or pour sa carrière à la Mostra de Venise 2005, elle a été sollicitée par de grands réalisateurs étrangers tels que Michael Cimino, Joseph Losey ou encore Marco Ferreri.

Travailleuse acharnée, elle est en 2009 à l'affiche d' "Un barrage contre le Pacifique" du Cambodgien Rithy Panh, adapté d'un roman de Marguerite Duras, de "Villa Amalia" de Benoît Jacquot  et "White material" de Claire Denis.

Elle tourne aussi régulièrement avec de jeunes auteurs tels qu'Ursula Meier dont le film "Home" qui est sorti fin octobre. Source AFP.

En 1939, Lady Laura Ashley, une aristocrate anglaise guindée et butée, débarque en Australie juste à temps pour y enterrer son mari, propriétaire d'un immense domaine dans le nord du pays. Afin d'échapper à la faillite qui la guette, Laura n'a pas d'autre choix que de conduire son élevage bovin de 1500 têtes au port de Darwin, où il est attendu. Drover, un cowboy rustre, accepte de mauvaise grâce de superviser l'exode du bétail à travers le pays que Lady Ashley connaît peu, et à la beauté duquel elle s'ouvre au gré du voyage, grâce aux liens qu'elle tisse avec Nullah, un orphelin métisse. Tandis que la jeune femme et Drover baissent la garde et se rapprochent l'un de l'autre, les hommes de King Carney, un grand éleveur, les suivent pas à pas afin de les empêcher d'arriver à bon port.

Synopsis par Médiafilm.ca 


Fan d'Autant en emporte le vent et d'Out of Africa, Baz Luhrmann rend hommage aux grandes fresques d'aventures romantiques en teintant son long métrage de séquences de western et de références étonnantes au Magicien d'Oz.
Pendant un peu moins de deux heures,le résultat est bluffant. Humour, passion, magie s'enchaînent avec bonheur dans des décors sublimes pour donner un souffle épique tout en dénonçant le racisme dont furent victimes les métis jusqu'en 1973. J'ai beaucoup aimé ce très beau film présenté et raconté par ce merveilleux petit garçon Nullah "un sang mêlé " qui essaye de comprendre son pays, les choses de la vie dans cette période de l'histoire de l'Australie fragile et déséquilibrée par la guerre. Un superbe moment passé avec mes enfants au sein d'une nature et de paysages sublimes. J'ai adoré, quant aux acteurs ils sont extras!

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